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Conférence publique du 3 février sur les élections régionales

La première conférence sur les élections régionales organisée par le pôle Science politique et Droit de l’association Humanisme et Sociétés s’est déroulée le 3 février 2010. La présentation était assurée par Thomas Meszaros et Frédéric Chesney.

Cette conférence était l’occasion de rappeler les grands enjeux relatifs à la région à l’heure actuelle pour la France. A partir d’une analyse historique il était ainsi question de souligner la spécificité du cas français où la question régionale est fondamentalement liée à l’histoire de la nation et aux conceptions héritées de la Révolution française.

Thomas Meszaros a principalement souligné cet état de fait ainsi que la philosophie qui en découle naturellement: entre centralisation et décentralisation l’histoire des régions françaises a été profondément marquée par la lutte permanente entre deux courants opposés.

Frédéric Chesney de son côté s’est principalement intéressé à l’histoire contemporaine de la région. Il a notamment souligné l’importance des différentes étapes qui ont menées, dans une période relativement récente, à la constitutionnalisation de la région.

Thomas Meszaros a ensuite présenté le fonctionnement des conseils régionaux, leur mode d’élection et les statuts des conseillers régionaux.

Enfin Frédéric Chesney a développé les questions relatives à la réforme en cours qui tend à fusionner conseillers régionaux et conseillers territoriaux en un seul et même statut, celui de conseiller territoriaux.

Cette présentation, dense, s’est achevée par un échange particulièrement intéressant avec la salle au travers duquel a émergé un certain nombre de points d’accord entre les participants sur les enjeux réels que constituent la région et la réforme en cours, au niveau de la représentativité et du bon fonctionnement des institutions démocratiques.

Le débat qui a eu lieu suite à la conférence a été un moment d’échange constructif et utile pour faire le point sur les directions à donner aux futures conférences du pôle Science politique et Droit.

Merci à ceux qui ont participé à la mise en place de cette soirée, pour la logistique et pour le suivi média (film et photos).

Merci aussi à tous ceux qui sont venus et qui ont participé à ces échanges.

Les dates à retenir:

le 16 février à 20h30, Chavanod, conférence de Thomas Meszaros, « Les élections régionales: un enjeu national ».

le 3 mars, à 20h, Salle Eugène Verdun, Centre Bonlieu, présentation des programmes par les représentants des listes et débat avec le public. Cette conférence clôturera le cycle sur les élections régionales.

Les photos de la conférence du 3 février (merci à Jean-Marc et Sandrine pour les photos):

Assemblée Générale de l'association

Le 18 décembre 2009 a eu lieu la première Assemblée Générale de l’association, salle Yvette Martinet, à Annecy. Etaient présentes plus d’une quarantaine de personnes, membres et non membres venus découvrir l’association (vingt-trois personnes étaient excusées dont les membres d’honneurs).

La réunion a débuté à 20h.

A l’ordre du jour :

–    la présentation de l’association, ses missions, objectifs et projets, pour nos nouveaux membres ;

–    l’état d’avancement des projets en cours.

Suite à la présentation des objectifs, missions et projets de l’association un débat s’est engagé avec l’assemblée. Cet échange a été particulièrement intéressant et fructueux. Il s’est poursuivi par un moment d’échange plus informel autour d’un verre de l’amitié. L’occasion de continuer les discussions déjà engagées. Ce moment informel a aussi été le temps privilégié pour des adhérents ou des « futurs » adhérents de nous présenter des projets qui souhaiteraient voir réaliser ou bien qu’ils souhaiteraient développer au sein de notre structure.

La réunion s’est achevée à 22h30.

Suite à cette rencontre il a ainsi été décidé de :

–         renforcer nos partenariats avec les associations déjà existantes qui travaillent sur des projets ou des thématiques connexes aux nôtres afin de rendre nos actions plus efficaces ;

–         développer un nouveau pôle axé à part entière sur l’anthropologie et l’urbanisme ;

–         continuer le développement de nos projets dans la voie qui a déjà été ouverte en privilégiant l’originalité et l’efficacité comme critère de notre engagement ;

–         évaluer trois projets qui nous ont été soumis en ce qui concerne leur viabilité et leur intérêt pour l’association (un projet sur l’écologie et les nouvelles énergies, un autre sur l’urbanisme et l’anthropologie, un dernier sur l’histoire locale).

A la recherche d'Europa

Le 9 mai 1950, Robert Schuman ministre français des Affaires étrangères lance, sur l’idée de Jean Monnet, le projet de la création d’une Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier (CECA). Cinq ans seulement après la fin de la Seconde Guerre mondiale renaît l’idée chère à Victor Hugo de créer les Etats-Unis d’Europe. Cette ambition est avant tout un projet pacifique, son objectif principal est de porter la paix sur le continent et de réconcilier les peuples européens, qui ont trop souvent été en guerre les uns avec les autres. La CECA est la première étape d’un projet de société qui se développera tout au long des cinquante dernières années. La signature du Traité de Maastricht, en 1992, qui instaure l’Union européenne, constitue une nouvelle étape particulièrement importante dans le processus de construction d’une Europe dont les peuples sont sans cesse plus unis les uns aux autres. Il n’empêche que malgré les formidables avancées du projet européen des questions demeurent. L’échec du Traité constitutionnel a soulevé un certain nombre d’interrogations sur les racines profondes des peuples européens et leur capacité à constituer une seule et même famille. Encore lors des débats portant sur l’adoption du Traité de Lisbonne des voix se sont élevées stigmatisant une Europe des élites déconnectée de l’Europe des peuples. Mais qu’en est-il réellement à l’aube du 60e anniversaire de la création de la CECA qui marque le début du processus de construction européen ?

L’objectif de ce projet est d’interroger sur le terrain les citoyens européens, en particulier les jeunes générations, pour qu’ils disent ce que représente l’Europe pour eux. Cette enquête de terrain, parce qu’il s’agit bien d’une enquête au sens sociologique, s’attachera à tenter de définir au travers de nos entretiens ce que signifie être européen aujourd’hui. Existe-t-il une culture et une citoyenneté européennes ? Comment sont-elles ressenties, vécues, imaginées ? « A la recherche d’Europa » c’est une épopée, celle de deux étudiants en quête de l’identité européenne. « Europa », l’aimée de Zeus, comme la présente la mythologie, invite nécessairement à un voyage, celui de la découverte de nos racines et de notre culture commune. Ce voyage, nous avons choisi de le faire dans des pays qui sont des anciens membres, des nouveaux membres mais aussi des « futurs » membres de l’Union pour tenter de comprendre comment l’unité européenne se construit, dans les mentalités, au travers des conceptions et des aspirations de chacun.

« A la rencontre d’Europa » c’est un voyage qui associe l’exploration, l’aventure, l’art, le partage autour de valeurs communes. C’est d’abord une aventure qui se déroulera sous la forme d’une boucle de deux mois (juillet-août 2010) qui partira et aboutira à Paris en France. Au cours de ce voyage 16 pays seront traversés : Belgique, Allemagne, Pologne, république Tchèque, Slovaquie, Hongrie, Roumanie, Bulgarie, Macédoine, Monténégro, Bosnie-Herzégovine, Croatie, Slovénie, Italie, Suisse, France.

L’objectif est de partir à la découverte de cette Europe à la manière d’explorateurs, nous fondre dans la population et partager la culture et les modes de vie de chaque pays traversé. Par là même interroger les populations sur leur conception de l’identité européenne et leur appartenance à une culture européenne. Il serait ainsi intéressant de comparer les approches de chacun en fonction de son mode de vie et de son histoire nationale ; certains pays comme l’Allemagne ou l’Italie étant à l’origine de la construction de la Communauté européenne, d’autres, en revanche, comme la Bulgarie ou la Roumanie, ont été intégrés plus récemment à l’Union européenne.

Le  principal moyen de locomotion sera l’auto-stop, parce qu’il favorise les rencontres et les échanges. Ce mode de déplacement, emblématique pour les jeunes générations depuis les années soixante, a pour avantage l’imprévu. Bien que prédéterminé dans les grandes lignes, ce voyage sera une suite d’évènements qui nous emmènera aussi bien dans les grandes agglomérations et capitales que dans d’attrayants villages aux ressources insoupçonnées. Il nous sera ainsi possible de poursuivre notre « enquête » de terrain en fonction de populations hétérogènes ce qui donnera à notre travail encore plus de richesse.

Un sentiment, une citation, une tirade ardente, un sourire ou un regard, autant de coups de pinceaux que nous souhaiterions pouvoir apporter à la grande fresque européenne pour tenter d’en saisir toute la subtilité. Au-delà des grandes questions économiques, politiques ou sociales ce que nous voulons retranscrire c’est l’Europe de chacun, une Europe à l’échelle humaine, avec ses forces, ses faiblesses, ses incompréhensions et ses certitudes.

Une grande épopée qui sera filmée par nos responsables du pôle « Still Life » qui sont à l’initiative de ce projet, Quentin Herlemont et Clément Carlier. Ce périple sera suivi tout du long, jours après jours, presque minutes après minutes, via Internet. Un beau projet pour Humanisme et Sociétés et pour son pôle « Still Life ».

Contact : info@humanismeetsociétés.org

"Still Life" ou "Style Life"

Le pôle « Still Life » a été créé dans le cadre de l’association Humanisme et Sociétés par Quentin Herlemont et Clément Carlier. Ce pôle entend lier l’audiovisuel, et plus généralement les arts visuels et nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC), à des questions politiques, économiques ou sociales qui font les sociétés. Il s’agit en définitive de s’intéresser aux modes de vie (« Style Life ») qui existent dans nos sociétés modernes et d’essayer de mieux les comprendre au travers notamment d’outils comme la vidéo qui permettent à la fois une prise de recul par rapport à ces faits sociaux mais aussi de les inscrire dans une mémoire collective et de les diffuser. Le pôle « Still Life » entend donc développer différents projets de films (courts, moyens ou longs métrages, documentaires ou docu-fictions) sur des thématiques qui sont liées à des questions de société.

–          Quentin Herlemont est étudiant en école de cinéma à L’Institut International de l’Image et du Son (3IS) dans la région Parisienne. En parallèle à ses études, il mène de front divers projets artistiques. Il a notamment travaillé pour le festival du film d’animation d’Annecy et réalisé un stage à la TV8 Mont-Blanc. Il a déjà exposé certains de ses travaux audiovisuels en galerie d’art.

–          Clément Carlier est étudiant en communication à l’Institut Supérieur de Communication (ISCOM) à Lyon. Il s’est orienté vers la création publicitaire et s’est intéressé à de nombreux aspects de l’image, de la vidéo et de la création. Il a déjà réalisé de nombreux projets personnels et professionnels puisqu’il a effectué un stage de plusieurs mois chez Publicis.

Quentin Herlemont et Clément Carlier ont déjà eu l’occasion de travailler ensemble. Ils ont notamment collaboré en réalisant plusieurs films à l’occasion du festival « Au bonheur des mômes ». A cette occasion ils ont réalisé le film promotionnel des années suivantes.

Les élections régionales: un défi démocratique?

La première conférence du cycle sur les élections régionales de l’association Humanisme et Sociétés va avoir lieu prochainement. Elle présentera notamment les grands enjeux que constitue la région pour notre démocratie. Voici en avant-première quelques éléments de réflexion qui seront présentés lors de cette conférence qui se tiendra le 3 février 2010, salle des Clarisses à Annecy, à 20h.

L’élection régionale en France permet d’élire les conseillers régionaux qui siègent au conseil régional pour un mandat, en principe, de six ans. Les élections les plus récentes se sont tenues les 21 et 28 mars 2004. Les prochaines auront lieu les 14 et 21 mars 2010 et viseront au renouvellement des 26 conseils régionaux de métropole et d’outre-mer, sur fond de réforme. En effet, un projet de loi examiné en conseil des ministres le 21 octobre 2009 prévoit notamment la suppression des conseillers régionaux et des conseillers généraux et leur remplacement par des conseillers territoriaux qui siègeraient dans les deux assemblées. Ils seraient élus au niveau des cantons par un scrutin uninominal à un tour, avec 20% des sièges répartis à la proportionnelle. Si cette réforme est votée, elle s’appliquera pour les élections de 2014. Pour la première fois en 2010, les élections régionales ne seront pas couplées avec un autre scrutin, comme ce fut le cas en 2004, 1998 et 1992 avec les cantonales et en 1986 avec les législatives. Une solitude peu propice au civisme pour une élection jugée secondaire. Indicateur significatif, les mairies n’ont enregistré, à la fin de l’année, qu’un faible nombre de nouvelles inscriptions sur les listes électorales. La France est divisée en 26 régions (268 pour l’Union européenne), dont 22 régions situées en France métropolitaine (en comptant la collectivité territoriale de Corse) et 4 régions d’outre-mer. Plus haut niveau des divisions territoriales de la République française, les régions sont à leur tour subdivisées en départements. La région Rhône-Alpes, qui regroupe huit départements (l’Ain, l’Ardèche, la Drôme, l’Isère, la Loire, le Rhône, la Savoie et la Haute-Savoie ; chef-lieu : Lyon, qui en est aussi sa plus grande ville) constitue un enjeu majeur : L’Ile de France, RhôneAlpes et Provence-Alpes-Côte d’Azur produisent à elles seules 45% du produit intérieur brut français. Par rapport au portrait de la région européenne moyenne. Rhône-Alpes est presque trois fois plus vaste que la moyenne, trois fois plus peuplée et son PIB est 3,5 fois supérieur au PIB moyen. Quelques chiffres intéressants :

–          C’est la deuxième région française en économie et en population après l’Île-de-France :

  • 187 milliards d’euros de PIB, et 30000€ de PIB/hab soit 9,8% de la richesse nationale; 552 milliards d’euros de PIB et 47 000 € de PIB/hab pour la région Île-de-France. En matière de PIB, la région Rhône-Alpes devance à elle seule plusieurs pays européens : la Finlande, la Grèce, l’Irlande, le Luxembourg et le Portugal (autant que Taiwan, l’Etat de Sao Paulo ou la Province de Québec). Elle contribue ainsi à la création de 1,6 % du PIB européen.
  • 6,2 millions d’habitants pour Rhône-Alpes (plus que le Danemark ou l’Ecosse, autant que le Québec) contre 11,7 millions d’habitants pour l’Île-de-France.

–          C’est la troisième région française en terme de superficie (plus de 43000 km², soit environ 8% du territoire national, l’équivalent de la Suisse, des Pays-Bas ou du Danemark) après la Guyane (plus de 83000 km², la moyenne pour l’Union est de 15000 km²) et Midi-Pyrénées (plus de 45000 km²).

–          Elle est aussi classée 6e région économique européenne. Elle entretient des relations de coopération avec sept autres Régions d’Europe.

–          Enfin elle dispose d’un rayonnement mondial de par ses exportations et son dynamisme.

Comment la Région, comme entité politique, est-elle née et à quelles réalités renvoie-t-elle ? Quels défis imposent la région aujourd’hui à notre démocratie ? Autant de questions qui sont intéressantes à aborder pour bien comprendre l’enjeu que constitue aujourd’hui la région entendue comme un progrès de la forme étatique. Nous aborderons pour répondre à ces questions l’histoire des régions françaises puis les débats actuels qu’impliquent cette entité dans le cadre du découpage politique de la France.

Accéder au compte-rendu de la soirée et aux photos de l’événement.